Esprit

Tous les autres avaient perdu l’esprit. Mais lui restait stoïque, un combattant au repos. Ne restait qu’à traverser sans se faire renverser, de l’autre côté, où tout recommencerait. Au loin, c’était le bruit d’une révolution vaincue. Le bus se rapprochait, comme un fantôme de ferraille, porteur de son passé. Mais il faisait le vide. Imperturbable face au spectacle de la rue. Dans un moment, il y aura la fusion, entre voir et comprendre. Dans un instant, si jamais il traversait, sans se faire renverser.

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Publié par tom samel

dans la masse, un lupanar aléatoire pour y déterrer des rengaines, y balancer des mots qui michetonnent ou qui se reboutonnent, pour être visible dans l’ultra violé du net, dans l’arrière boutique du cyber immonde

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