Partir et rester

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L’homme regardait les flammes
Comme on regarde dans les yeux du destin
Peut-être à mi-chemin entre prudence
Et aveuglement
Il avait regagné in extremis
Ce petit amas rocheux au milieu d’une mer d’armoise
Il pensait à l’enfant qu’il avait laissé là
Avait-il eu le temps de lui transmettre ça
Lui qui s’était évertué à rester digne
À maitriser dans le foyer de son âme cette bienveillance
Qu’il avait reçu jadis
Et l’homme regardait les flammes
Volées il y a longtemps
La lumière transfuge
Qui depuis lors
Vacille
Dans le regard du destin

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Après la nuit

reflux

 

Nouvelle ville, nouvelle fille.

Elle ne sait pas vraiment où je vais, si elle peut embarquer, si je la mène en bateau sur mes eaux insomniaques,

Elle hésite, elle se prononce pour le saut de l’ange sur la baie des démons.

Elle se tâte, puis se précipite sur la flamme indécise d’une lanterne noire.

Elle ne sait pas vraiment où elle va, les vagues semblent trancher les questions isolées. La solitude est un bouillon de société. Je suis derrière tout ça.

Je ne sais pas vraiment où je vais, je sais que je suis passé par là, et que la moiteur s’est fondue dans une étrange affection.

Nouvelle ville, nouvelle fille,

L’autre disait qu’elle aimait la mer de septembre.

L’aventure commence.

Probablement vrai

débordement, délire, pulsation, reflux

Je suis arrivé et j’ai entendu
« Bienvenue »
Le ciel était encore intact
Quand on glissa la brique dans la poche
De mon manteau
Je suis entré dans la fête
À présent j’assiste à la naissance d’une probabilité

Le feu n’a pas encore pris
Puisque j’entends « reviens, je t’en prie »
La foule attend la foudre
Qu’a-t-elle de mieux à faire
C’est que la musique s’impatiente
Le manque de continuité et c’était quand déjà
En quelle année ?
Et c’était comment après ?
Le manque de continuité
Une voix répond « je n’ai pas besoin de toi »
Et les voix maintenant vivent à couteau tiré
Elle hurle « voyons, vous battez pas
Vous êtes tous mes amours »
Oh ouais elle est pas mal roulée dans sa robe tachée
Oh ouais elle balance bien
Sur ce son démodé
Hou Hou font les Marlon Brando
Hey Hey touchez pas touchez pas la beauté
C’est une probabilité
La mort le mur la mort le mur
Alors choisi bien choisi bien
Parce que derrière il y a tout ce que tu n’as jamais regretté
Parce que derrière il y a la terre
La mer et le vent et les étrangers
Parce que derrière
Tu pourrais me faire bander
Tu pourrais me faire décrocher
Baby Baby
Embrasse-moi
Je veux savoir si y a moyen de se connecter
A la sphère intérieure
Je veux savoir si y a moyen de se barrer quelque part
T’emballe pas trop t’emballe pas
T’es sur la liste d’attente
Ça pourrait prendre du temps
Dès fois que je perde le contrôle de la nuit
Dès fois que je me fasse flinguer
Par une probabilité
Ce que je peux faire pour le moment
C’est te filer de la pitié
Je peux faire ça, pour l’instant
Ou bien tu peux mater
Mate un peu la probabilité
comme elle remue quand je danse
Tu vois pas je chevauche ton manque de confiance
Je me pare de ton orgueil
Je regarde ailleurs
Je vais à maison mère
Je vais à Creepy City
Je vais sur la terre
Il y a la terre et les indigènes et le mur et les étrangers
Je suis la route au dessus de la route
Je suis la langue perdue de Babel
Sur le sexe de dieu
Je suis le proprio où il n’y a pas de frontières
Regarde ici est ma terre
Mate
Mon lopin de solitude et je n’ai pas besoin de t’y inviter
Parce qu’il se pourrait que tu restes
Et tu restes où tu es
Et tu y es
Et tu y es
Et tu y es
Alors, vas-y reste
Mais sache que
Nous sommes à présent liés
Par le sang des planètes
Par le crash des comètes
Nous avons pactisé et
et pas que tisé
Et maintenant ça ne sera jamais assez
Tu vas te faire mal
Tu peux pas sortir comme ça
Tu vas te blesser
Baby Baby la vérité
Cette fête était vraiment à chier
Mais on pourrait bien la sublimer
Cette fête était vraiment à chier
Mais c’est là qu’on a su
La probabilité
Les gens s’en sortaient pas mal
Avec leur amour dans la poche et leur pilule de propreté
Baby Baby
C’est ensemble que l’on tombe et lui qu’est ce que t’en fais ?
Baby Baby
Il n’y a rien à saisir que des clés de probabilités
et des murs et des murs
et des fissures
Mais ramasse le bébé
Ramasse le bébé fais le voler fais le voler
Oui moi aussi je suis fatigué et la nuit se sépare en deux
Et je vois la mer se fendre et je sens la terre se fendre
Et je vois mon cerveau se fendre et le tien et le tien
Et le temps et le temps
Ramasse l’enfant
Mets le du bon côté
Le ciel n’a pas changé pour l’instant
C’est de l’électricité
C’est une planète difficile à avaler
C’est une probabilité
Une probabilité
Une probabilité
N’abandonne pas
N’abandonne jamais